Bloc-notes

Infos et pensées au fil de l'année ...

Les deux sacs - Calendrier de l'Avent Dec21

« Rabbi Bunam dit à ses disciples : chacun d’entre vous doit toujours avoir deux sacs sur lui, pour piocher dans l’un ou dans l’autre selon le besoin. Dans le premier se trouve les mots : « Le monde a été créé pour moi ». Dans l’autre se trouve écrit : « je suis poussière et cendre ».

Cette citation a fait du chemin jusqu’à vous ! Je l’ai trouvée dans un livre de Dorothee Sölle qui cite un ouvrage du théologien juif Martin Buber, qui cite Rabbi Bunam, qui cite le Talmud et Genèse 18,27 !

C’est fou tout ce que cette citation parvient à dire en deux phrases sur la condition de l’être humain, qui est né d’un tas de terre et de poussière façonné à l’image de Dieu, qui se situe toujours quelque part entre les deux, qui est capable de tant de grandeur et de tant de petitesse, qui peut résister à tant de chose mais peut être emporté si vite, qui est tantôt comme un dieu et tantôt comme un vers de terre.

Luther, et à sa suite les églises protestantes, piochent plus volontiers dans le second sac, qui dit : « je suis poussière et cendre ». Et cela fait sens dans la démarche de Luther, cela lui permet de porter un regard lucide sur la condition humaine, de briser cette illusion qui voudrait que le chrétien soit totalement maître de ses choix, et qu’il puisse se comporter de façon infaillible et irréprochable. En insistant sur la petitesse de l’homme, il déculpabilise le croyant qui se trouve toujours de fait confronté à ses propres failles. Il montre que l’Homme ne saura se sauver par ses propres moyens mais sera sauvé par la grâce de Dieu, par son amour inconditionnel.

Mais à trop piocher dans le second sac, on en ignore le premier et le tableau n’est pas complet ! On oublie que l’être humain est une créature magnifique, créée à l’image de Dieu, appelée à de grandes et de belles choses. Appelé à construire, à consoler, à apaiser, à s’exprimer, à soigner, à entrer en relation, à aimer.

Dans la nuit de Noël, le Christ naît dans une crèche et embrasse la condition humaine dans ses deux aspects. Il devient un petit être fragile, menacé par le froid de l’hiver, dont la vie pourrait s’éteindre en un instant. Il devient un magnifique petit d’homme dont la vie encore à écrire est pleine de mille possibilités.   

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Axel Bieber

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L'église du souvenir - Calendrier de l'Avent Dec20

Il y a peu d’églises qui m’ont autant marqué que la Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche, connue en France sous le nom de l’église du souvenir, et qui se trouve sur le Kurfürstendamm à Berlin, à deux pas du marché du Noël où un fou est allé écraser neuf personnes qui se promenaient là au mauvais moment…

Sur le Kurfürstendamm s’élèvent côte à côte une ruine et le clocher d’une église moderne. La ruine, c’est celle de l’église de l’empereur Wilhelm qui a été détruite pendant la seconde guerre mondiale. L’église moderne a été construite juste à côté dans les années 60. Faite de béton et de vitraux bleu, elle ne ressemble à rien de l’extérieur, mais à l’intérieur la lumière bleue des vitraux crée une atmosphère pleine de paix et de félicité.

Quel beau symbole, d’avoir reconstruit une église à cet endroit sans raser ce qui restait de l’ancienne église. De cette manière, deux réalités cohabitent. Il y a cette ruine dont les trous creusés par des bombes n’ont pas été rebouchés et qui rappelle les blessures du passé qui ne se referment jamais complètement. Et il y a cette bulle de paix, tout prêt, comme Dieu qui reste proche de nous dans la détresse et qui nous relève, qui fait toute chose nouvelle, qui fait advenir son royaume en nous.

C’est armé de ce double témoignage de l’église du souvenir que je veux appréhender l’horreur de l’attentat d’hier et tous les attentats qui ont fait grandir la peur ces dernières années. Je ne veux rien oublier, ni les blessures ni la promesse de Dieu. Je veux porter tout cela dans ma prière : ces vies broyées, les cris de détresse, la peur qui monte, et le Christ, cette source de paix qu’aucune violence ne viendra jamais tarir. 

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Axel Bieber

 

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L'éloge de l'intranquillité apaisée - Calendrier de l'Avent Déc19

Eloge de l'intranquillité apaisée

[Calendrier de l'Avent Déc19]

La tension…

J’aurais aimé, Marion, que ton livre garde un peu plus la tension, l’équilibre entre intranquillité et tranquillité. Qu’une dizaine de pages fasse l’éloge de la dernière pour faire bonne mesure au piédestal dressé à la première.

Car vois-tu, je conseille volontiers l’ouvrage, mais je trouve qu’il faut le lire dans un moment de calme. A tête et à esprit reposés et non dans un état d’intranquillité intérieure, sous peine de devenir angoissant. C’est paradoxal, non ?

Je suis sûr que tu as dû l’écrire toi-même dans ta retraite montagneuse…

Le Fils de l’homme n’avait pas de tanière et pas de nid. Certes. Mais il avait des ami(e)s sur qui compter et des gîtes dont la porte était ouverte : pensons à Marthe, Marie et Lazare, à la belle-mère de Pierre, aux habitudes qu’il semblait avoir au mont des Oliviers. Des décennies de sédentarité semblent avoir précédé sa vie nomade de prédicateur qui n’aura, elle, duré qu’une paire d’années.

Et puis, il avait un lieu de retraite (presque) imprenable, à l’intérieur de lui-même. Cette relation si particulière au « Père ». Parce que le Tout-Autre lui était devenu familier, il avait la possibilité de se porter à la rencontre des autres. Tu parles d’ailleurs de son expérience baptismale qui lui permet de résister aux tentations.

Alors, bien sûr, la tension entre solitude reposante et sollicitude exigeante est présente en filigrane entre tes lignes. Mais je te trouve dure lorsque tu laisses entendre qu’on passe à côté de la vie pendant les jours creux de l’existence :

« La voie de l’intranquillité s’est imposée à moi par la force des choses. […] Il y a d’autres choix, bien sûr : vivre sans être vivant, ce qui m’arrive plusieurs fois par jour, plusieurs jours par mois, plusieurs mois par an. » (p. 39)

Sans doute, il n’y a pas de « vie vivante qui puisse s’affranchir de l’intranquillité. » (p. 40), mais y a-t-il vie vivante sans repos ? Les jours creux, la saison froide ne font-ils pas gagner en profondeur, rejeter les branches mortes, pousser des racines imperceptiblement qui nous permettent ensuite de déployer des ailes au printemps revenu ?

Aspirer à la tranquillité me paraît sain, sous condition de ne pas nous y barricader derrière des « convictions définitives » dans l’angoisse de tout dérangement. La vie est faite de mises en mouvements alternées de consolidations provisoires.

J’aimerais donc terminer ce message que je t’ai adressé en trois parties, Marion, en faisant l’éloge d’une « intranquillité apaisée » ou d’une « sérénité alerte ».

Heureuses fêtes de la nativité à toi et aux tiens !

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(c) photo wikimedia commons

Jürgen Grauling

 

Marion Muller-Colard, L’intranquillité, Bayard J’y crois, 2016, 107 pages

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* La théologienne Marion Muller-Colard, théologienne habitant Linthal, vient de publier L'intranquillité chez Bayard. Voir l'article de La Croix.

Voir l'article L'éloge de la tranquillité

Voir l'article L'éloge de l'Intranquillité

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L'éloge de l'intranquillité - Calendrier de l'Avent Déc18

Eloge de l'intranquillité

[Calendrier de l'Avent Déc18]

 

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Alors l’intranquillité, pourquoi la mettre en avant ?

Pourquoi en faire un livre entier ?

C’est que, comme tu le dis, Marion, nous ne la choisissons pas.

Elle s’impose d’elle-même, et à certains plus qu’à d’autres.

Alors qu’en faire ? La noyer sous des tranquillisants et des anxiolytiques ?

Ou alors, lui offrir un verre, la nuit lorsqu’elle empêche de se rendormir,

l’écouter, voire… l’aimer un peu ?

« Disons en effet que si nous n’avons d’autre choix que de vivre avec elle, autant l’aimer un peu, notre intranquillité. » (p. 28)

Des fois qu’elle aurait quelque chose à nous dire. Quelque chose d’essentiel, lorsque nous ne craignons pas pour l’existentiel, la simple survie (voir l’éloge de la tranquillité).

Des fois qu’elle nous parlerait de l’autre monde (celui de Dieu), d’une justice et d’une paix plus profondes que nos armistices et nos petits arrangements du moment.

Alors, il est urgent de ne pas estourbir cette intranquillité.

Son dérangement est bénéfique, son susurrement vital.

Elle nous mettra alors en route sur la piste de la vie !

 

Comme pour Marie, à la visite de l’ange Gabriel.

Ah, les belles pages que tu nous offres à décrire l’annonciation du retable d’Issenheim :

« Cambrée, rétive, [Marie] détourne sa face du regard et des deux doigts impératifs que Gabriel pointe vers elle. L’Esprit saint […] n’attend qu’un oui de sa part et ce oui, en dépit du recul de son corps, s’amorce dans le regard de Marie. Car sous ses paupières mi-closes, sur son visage détourné, les pupilles sont irrésistiblement attirées, en coin, vers l’Ange imposant. Cette annonciation raconte superbement la tension. […] » (p. 49)

Lintannonciation

(c) photo wikimedia commons

Jürgen Grauling

 

Marion Muller-Colard, L’intranquillité, Bayard J’y crois, 2016, 107 pages

Lintranquillite

 

A suivre...

 

 

* La théologienne Marion Muller-Colard, théologienne habitant Linthal, vient de publier L'intranquillité chez Bayard. Voir l'article de La Croix.

Voir l'article L'éloge de la tranquillité

 

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L'éloge de la tranquillité - Calendrier de l'Avent Déc17

Eloge de la tranquillité

[Calendrier de l'Avent Déc17]

 

Hier, je suis allé marcher sur les hauteurs autour de Linthal.

Ce n’est pas cette fois-ci que j’aurai honoré ton invitation, Marion, à venir prendre un café chez toi.

Pour autant, je n’ai pas cessé de penser à toi et ton « intranquillité ».*

Franchement, tu y es allée un peu fort, non ? En faire l’éloge dans ton dernier ouvrage, alors que tout dans ton cadre de vie au fin-fond de la vallée de Guebwiller respire le calme et la contemplation.

« Zone de tranquillité »,

m’annonce même un écriteau, à peine me suis-je élevé de quelques centaines de mètres vers le soleil et le col de Remspach, laissant derrière moi dans le brouillard la voiture et l’église.

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Arrivé au col de Lauchen, je découvre le panneau indiquant un parc naturel protégé.

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Il y est interdit de quitter le sentier ; celui qui mène au Klintzkopf est condamné du mois de décembre jusqu’en juin.

Car, m’apprend la signalisation pédagogique : « De nombreux animaux ont besoin d’un minimum de quiétude pour accomplir leur cycle de vie. En particulier en hiver car leur dépense énergétique est essentiellement utilisée pour maintenir leur température corporelle. Les déplacements répétés entraînés par les dérangements peuvent être fatals à ces animaux, car l’énergie utilisée dans la fuite se fait au dépend des fonctions vitales. »

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C’est ainsi la vie ! Il y a des moments où toutes nos fonctions vitales servent à assurer la stricte survie.

Dépression, deuil, choc traumatique : il est urgent de se retirer, de s’isoler de l’agitation du monde. Toute intranquillité est formellement à prescrire.

Et même moi, j’ai besoin de ces îlots de tranquillité au milieu de ma semaine de travail pour ne pas me laisser submerger.

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Jürgen Grauling

 

Car ainsi a parlé le Seigneur, l'Eternel, le Saint d'Israël:

C'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut,

C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

Esaïe 30, 15 (Louis Segond)

 

A suivre...

 

* La théologienne Marion Muller-Colard, théologienne habitant Linthal, vient de publier L'intranquillité chez Bayard. Voir l'article de La Croix.

 

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Le compte des étoiles - Calendrier de l'Avent Dec16

Demain soir, les enfants de l’école du dimanche présenteront leur saynète « L’étoile de la bergère ». Ils vont nous faire rêver et nous faire contempler les étoiles avec Miriam, le personnage principal de la saynète. Des étoiles, il y en a beaucoup dans la Bible. Il y a la myriade d’étoiles que Dieu montre à Abram pour lui dire, à lui qui n’a pas encore d’enfant, que sa descendance sera comme les étoiles : innombrable. Il y a bien sûr l’étoile qui guide les bergers vers la crèche à Bethléem, celle qui guide les rois-mages. Les psaumes aussi nous parlent des étoiles au détour d’une phrase, pour en faire une image pleine de poésie et d’espérance. En préparant le culte de demain, je suis retombé sur ce psaume magnifique :

 Alléluia, vive le Seigneur !
Qu'il est bien de célébrer notre Dieu par nos chants,
qu'il est bon de le louer comme il le mérite !
Le Seigneur rebâtit Jérusalem,
il rassemble les exilés d'Israël.
Il guérit ceux qui ont le cœur brisé,
il panse leurs blessures.
C'est lui aussi qui fait le compte des étoiles ;
à chacune d'elles, il attribue un nom.

Notre Seigneur est grand, sa force est immense,
son savoir-faire sans limite.

(extrait du Psaume 147)

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« C'est lui aussi qui fait le compte des étoiles. A chacune d’elle, il attribue un nom. » Si Dieu compte si minutieusement les étoiles, c’est parce que tout compte à ses yeux. Il n’y a rien qui lui soit indifférent. Il attribue un nom à chacune des étoile, et de même il n’oublie aucun d’entre nous ! Il nous appelle par notre Nom, il vient vers nous, panse nos blessure et nous relève lorsque nous avons le cœur brisé.

Demain Samedi à 17h30 : fête de Noël des enfants. Merci aux enfants et aux animateurs de l’école du dimanche !!!  

 

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Marcher à la grâce de Dieu - Calendrier de l'Avent Déc15

Hier soir, 200 croyants catholiques, protestants, israélites et musulmans ont emprunté des

Chemins d'espérance

Cette petite vidéo en témoigne :

 

Voici la dernière partie de la station à l'église protestante :

 

Tout chemin peut devenir le sien

1 : Où courons-nous ? Dans quel but ?

Le savons-nous vraiment ?

Et si notre vie si bien programmée et jalonnée de rendez-vous

ne servait

qu’à nous donner une contenance ?

à nous prémunir de l’inconnu ?

Qui guette pourtant à chaque coin de rue ?

 

2 : Le psalmiste (Ps 139) nous enseigne qu’aucune des routes que nous pouvons prendre n’est inconnue de Dieu. Qu’elle mène à l’aurore ou au coucher, qu’elle prenne la direction des cieux ou des enfers.

 

Chacun de nos chemins peut s’éclairer.

Pourvu que nous y rencontrions Dieu.

 

3 : Alors, pourquoi ne redécouvrions-nous pas la sagesse de nos aînés.

Qui disaient :

1 : Inch’Allah,

3 : בעזרת השם  (Beassarat Hachem),

2 :à la grâce de Dieu.

3 : Ou comme Jacques dans son épître :

2 : « Si Dieu le veut, nous vivrons et ferons ceci et cela ! » (Jacques 4, 15)

 

1 : N’en faisons pas une formule pieuse, dite à tort et à travers.

 

2 : Mais sachons compter avec l’imprévu,

l’impromptu que Dieu met sur nos routes.

3 : Sachons compter avec ce Dieu qui sait faire de toutes nos routes

des chemins d’espérance.

 

1 : Que l’Eternel vous bénisse et vous garde.

Qu’il fasse resplendir sa Lumière sur vous et vous fasse grâce.

Qu’il lève son regard bienveillant sur vous et vous donne la paix.

 

Jürgen Grauling

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Un son venu d'ailleurs - Calendrier de l'Avent Dec14

Avant de venir à Sélestat pour commencer mon vicariat, j'ai vécu deux ans à Munich, c'est à dire deux temps de l'Avent. Là-bas, je suis tombé amoureux des chants de Noël des régions alpines, interprétés à trois voix et accompagnés par une mélodie au Hackbrett, une sorte de citare dont on frappe les cordes. Ces chants ont quelque chose d'incroyablement doux et reposant, en particulier celui-ci, Es wird gleich dumpa (dunkel), qui vient d'Autriche :


 

 

Voici les paroles en Allemand avec une proposition de traduction (très approximative) en français: 

 

Es wird schon gleich dunkel


Es wird schon gleich dunkel, es wird schon gleich Nacht,
Il fera bientôt sombre, la nuit approche
Darum komm ich zu dir her, mein Heiland auf d’Wacht.
C’est pourquoi je viens vers toi, mon Sauveur, mon gardien  


Will singen ein Liedlein dem Kindlein, dem kleinen.
Je veux chanter une chanson pour le petit enfant
Du magst ja nicht schlafen, ich hör dich nur weinen.
Tu ne veux pas dormir, je t’entends pleurer
Hei, hei, hei, hei,
Schlaf süß, herzlieb’s Kind.
Dors, mon coeur

Vergiss jetzt, o Kindlein, dein’ Kummer, dein Leid,
Oublie, mon enfant, ton chagrin, ta peine
Dass du da musst leiden im Stall auf der Heid’.
ce que tu dois endurer dans cette grange en pleine campagne
Es zier’n ja die Engel dein Krippelein aus,
Les anges entourent si joliment ta crèche !
Möcht’ schöner nicht sein in dem vornehmsten Haus.
Ce ne serait pas plus beau dans une grande maison
Hei, hei, hei, hei,
Schlaf süß, herzlieb’s Kind.
Dors, mon coeur


O Kindlein, du liegst dort im Kripplein so schön;
Oh mon enfant tu es bien, là, dans la crèche
Mir scheint, ich kann niemals von dir dort weggehn.
Je crois que je ne pourrai plus me séparer de toi
Ich wünsch’ dir von Herzen die süßeste Ruh’;
Je te souhaite de tout mon coeur la plus douce des paix
Die Engel vom Himmel, die decken dich zu.
Les anges du ciel, ils te bordent
Hei, hei, hei, hei,
Schlaf süß, herzlieb’s Kind.
Dors, mon coeur

 
Schließ zu deine Äuglein in Ruh’ und in Fried’
Ferme tes yeux dans le calme et dans la paix
Und gib mir zum Abschied dein’ Segen nur mit.
Et donne-moi seulement, pour tout aurevoir, ta bénédiction  
Dann wird auch mein Schlafen ganz sorgenlos sein,
Alors je dormirai aussi sans soucis
Dann kann ich mich ruhig aufs Niederleg’n freun.
Je me réjouierai de mon repos  
Hei, hei, hei, hei,
Schlaf süß, herzlieb’s Kind.
Dors, mon coeur

En espérant que ce chant vous fera autant de bien qu'à moi!

Axel Bieber

 

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