Bloc-notes

Infos et pensées au fil de l'année ...

Suivre le lièvre jusqu'à Pâques

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Lièvres, lapines, oeufs...

Samedi dernier, nous nous sommes retrouvés dans la cour de l'Espace Bucer pour un marché de Pâques. Christa, Yves et Christian ont exprimé leurs talents pour proposer toutes sortes de décorations pascales. Le public était peu nombreux mais au rendez-vous.

Ces moments de rencontre sont précieux en ce temps de disette pandémique. Accessoirement, la caisse a été abondé de presque 700€. Merci à tous qui se sont mobilisés !

Les motifs printaniers (fleurs, lapins, oeufs, oiseaux) ont eu la part belle. Bien sûr, ces symboles de la renaissance printanière n'ont rien de spécifiquement chrétien. Tout le monde s'en réjouit. Les couleurs vives et la gaité qui s'en dégage nous font oublier les duretés de l'hiver et les privations de la pandémie.

Mais nous pouvons essayer d'y mettre un sens plus profond et spirituel.

Suivre le lièvre...

Le regretté Bernard Kaempf, professeur de théologie pratique, a présenté un jour Jésus Christ comme lièvre à suivre.

Dans les courses de fond (marathon, 5000m, course d'obstacles...), le lièvre est un bon coureur qui mène la course à ses début pour faire le tempo, la pace. Il donne un rythme soutenu mais sans excès, puis s'efface à quelques tours de la fin pour laisser les champions se disputer la victoire ou établir un record. Vous connaissez le principe du Tour de France où les coéquipiers fendent le vent et impriment une vitesse élevée pour permettre au leader de se concentrer sur le final afin de l'emporter.

Les apôtres présentent occassionnellement notre vie comme une course à épreuves. Pour ne pas s'y décourager ni refuser les obstacles, il est important de garder les yeux fixés sur le Christ, afin de le suivre et de mener notre existence à bon port. Jésus a remporté la plus importante des courses, désormais il est le lièvre à notre service pour nous faire remporter notre combat sans nous essouffler ni nous endormir.

Ainsi donc, nous aussi,  (...)

rejetons tout fardeau et le péché qui sait si bien nous entourer,

et courons avec endurance l'épreuve qui nous est proposée,

les regards fixés sur Celui qui est l'initiateur de la foi et qui la mène à son accomplissement,

Jésus,

lui qui, renonçant à la joie qui lui revenait, endura la croix au mépris de la honte (...)

Oui, pensez à celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre lui,

afin de ne pas vous laisser accabler par le découragement.

Hébreux 12, 1-3 (Traduction oecuménique de la Bible)

... jusqu'à Pâques

Assister au culte le vendredi saint était pendant longtemps le must de tout protestant. Les temps ont changé, et désormais cela s'équilibre avec la fréquentation des cultes de Pâques. Tant mieux, n'est-ce pas, puisque c'est la fête chrétienne la plus importante ?

Gardons-nous toutefois de la tentation de faire l'impasse sur la Passion. La joie de Pâques n'est pas un bonheur facile qui se console aux oeufs en chocolat. Elle est au contraire cette joie imprenable et profonde qui surpasse les épreuves après les avoir vaincues.

Suivons donc le Christ tout au long de cette semaine sainte, pendant le repas d'amitié où il se fait serviteur de tous, la solitude de sa prière à Gethémané, son arrestation et son procès inique, son chemin de croix et son combat avec la mort, sa mise au tombeau. Afin de nous retrouver dimanche matin avec la lumière de la vie nouvelle et de la Résurrection !

Bonne montée à Pâques à vous tous !

Jürgen Grauling

 

Les cultes des prochains jours

Mercredi saint, 31 mars, 20h CarAime sur Internet : LIEN

Jeudi saint, 1er avril, 18h-18h40 Veillée de Sainte cène (église)

Vendredi saint, 2 avril, 9h culte en allemand avec Sainte cène (église)

Vendredi saint, 2 avril, 10h15 culte avec Sainte cène (église)

Samedi saint, 3 avril, 16h Petits Petons (célébration ludique pour les 1-6 ans et leurs familles, église)

Dimanche de Pâques, 4 avril, 7h matines (église)

Dimanche de Pâques, 4 avril, 10h15 culte avec Sainte cène (église)

Lundi de Pâques, 5 avril, départ 17h30 en l'église Sainte Foy, chemin de Pâques oecuménique

Célébration oecuménique sur France 3 Alsace

Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'église, peuvent suivre une célébration oecuménique enregistré à la Cathédrale sur France 3 Alsace : Vendredi saint à 10h45

Vous pouvez le voir et le revoir sur YouTube : lien vers la page UEPAL.FR

ET AUSSI

Parenthèses de Carême

Tous les jours jusqu'à dimanche : une impulsion vidéo (ce mercredi saint avec Jean-Philippe Lepelletier), un moment musical, un cantique, une prière !

Lien vers les Parenthèses de Carême sur UEPAL.FR

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Grain de blé tombé en terre

Il y a un an, le ciel nous est tombé sur la tête, et personne ne l’avait vu venir. Un temps, nous pensions que ce Coronavirus ne nous imposait qu’une simple parenthèse. Qu’après ce confinement inédit au printemps 2020, la vie reprendrait son cours habituel.

Las ! Aujourd’hui, nous pressentons qu’il faudra apprendre à vivre avec ce virus et la menace d’une infection possible. Que les gestes barrière, les précautions et certaines restrictions feront durablement et périodiquement partie de notre vie, malgré l’invention de plusieurs vaccins et la connaissance accrue de la maladie.

Personnellement, j’ai vécu cette situation comme un deuil, passant par plusieurs phases décrites par la psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross, notamment une période de colère et puis de résignation. (Kübler-Ross a étudié le deuil de patients confrontés à un diagnostic fatal).

Aujourd’hui, le temps de l’acceptation est venu. L’Eglise de demain ne sera plus tout à fait la même que celle d’hier. Avant, nous avions du mal à l’admettre, la crise du Covid a agi comme un révélateur et comme un accélérateur.

Le grain de blé est tombé en terre et se meurt. Mais ce n’est qu’ainsi qu’il germera et portera du fruit à nouveau. A la bonne heure, donc. Une nouvelle étape s’ouvre au Conseil Presbytéral nouvellement élu (culte d’installation le 7 mars, photo en troisième de couverture), à la paroisse avec le départ du pasteur pendant l’été et au consistoire qui est appelé à collaborer de manière plus étroite.

Je vous souhaite un temps du carême chargé de sens et des fêtes de Pâques qui verront des bénédictions renaître !

 

Jürgen Grauling, mot du pasteur dans le Partage-Présence

Lire le nouveau Partage-Présence :

Pp225 webpp225-web.pdf (3.31 Mo)

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Installation du nouveau Conseil Presbytéral

Installation du nouveau Conseil Presbytéral

Cp2021 03 07installation (photo Christian Dantz)

Dimanche dernier 7 mars 2021, nous avons envoyé en mission le nouveau Conseil Presbytéral, pendant un culte festif avec une église pleine (sous conditions actuelles). La veille, il s'est retrouvé pour la première fois dans la nouvelle formation issue des élections du 7 février dernier. Les conseillers ont désigné le nouveau bureau :

Jacques Sava, président et délégué au Consistoire

Yves Vogel, vice-président

Léa Guhring, trésorière

Anny Fuchs, secrétaire

Yvette Gasser, déléguée au Consistoire

Thierry Larcher, délégué à l'Assemblée d'Inspection

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La nouvelle équipe de CP entourée des sortants (de gauche à droite) : Léa Guhring, Frédérique Legros, Yves Vogel, Christian Meyer, Eliane Bernhard, Anny Silber, Jürgen Grauling, Yvette Gasser, Jacques Sava, Marianne Bénédict, Edmond Bamanissa, Thierry Larcher, Julie Fischbach, Gérard Durr, Anny Fuchs

Cp2021departs

Merci aux conseillers sortants : Julie Fischbach, Marianne Bénédict, Eliane Bernhard, Christian Meyer (de gauche à droite)

NB : Nous n'avons tombé les masques que momentanément pour les besoins de la photo ;)

Carnaval Saint-Valentin : Prédication en rimes

Prédication en rimes

Dimanche 14 février 2021

Estomihi/Saint-Valentin

Esaïe 58,1-14 : le jeûne qui plaît à Dieu

 

Que vous soient données

La grâce et la paix

De la part du Père

Du Christ, notre Seigneur !

 

Nous sommes dimanche de carnaval –

Au moins le paraît-il –

Mais du bal masqué en ville

On n’a gardé que les masques et viré le bal.

 

Les Machores renoncent à défiler

Et à réclamer les clés de Sélestat.

La fête ne déroule que chez les bouchers

Qui livrent les Narreklepfer sur un plat.

 

Pas de prince et de princesse, pas de miss du Ried.

Car la reine et la maîtresse, cette année est la COVID !

 

Si la Fasnet vous manque, venez donc au culte !

On ne vous y demandera pas la dîme,

On vous y délivrera sans tumulte

Une jolie prédication en rimes !

 

Jusqu’à mardi, on mange gras

On se livre aux excès ;

On mange, on danse, on boit

De la bière, la java, des beignets !

 

Et après, je vous le jure,

Je deviens un ange

Je me serrerai la ceinture

Sûr que je me range.

 

Cette année, ce sera facile.

Il n’y a point de distractions :

On n’arrête pas de se faire d’la bile

Avec toutes ces restrictions.

 

Avec tous ces confinements,

cons finis on terminera

On ne dansera pas le cancan

On n’ira même pas au cinéma.

 

Et si un petit feu couvait encore

Si un peu d’amour, un sentiment un tant soit peu

Faisaient mine de vouloir éclore

Bim ! on l’étouffe avec le couvre-feu.

 

Valentin ne semble pas être le saint

A qui actuellement se vouer

Les croyances à la science ont passé la main :

Le sort, pourra-t-elle l’amadouer ?

 

Nous guettons tout signe favorable

De la part de Pfizer et Moderna.

Pour nous guérir, êtes-vous capables ?

Délivrez-nous, Sainte Astra Zénéca !

 

Les yeux rivés sur les courbes

Ça en devient obscène

L’épidémiologie se lit même dans la bourbe

Des eaux usées du Rhin et de la Seine.

 

Promis, juré, pas besoin des saints

Pas de pénitence, pas de prières,

Il suffit de croire dans les vaccins,

Et recommence la vie pépère !

 

Après tant d’errances, ça y est :

Le gouvernement a un plan.

D’ici l’été tout est fin prêt.

Pourront rouvrir les bars et restaurants !

 

Pourront rouvrir toutes les frontières

Les remontées mécaniques

Même si en été on ne saura pas qu’en faire

Mais ce n’est qu’un détail technique.

 

Cet été, tout rentrera dans l’ordre

Tout redeviendra comme avant

Vous ne nous en ferez pas démordre.

Las ! c’était sans compter avec les variants.

 

Un virus, ça n’a beau pas réfléchir,

C’est tout de même assez fut’-fut’

Et quand la courbe veut bien fléchir,

Le voilà qui change et mute.

 

Ô Dieu, pourquoi point tu ne nous écoutes ?

Où avons-nous donc mal agi ?

Est-ce faute d’avoir dénigré le marseillais Raoult ?

Ou eut-il fallu que mieux on prie ?

 

L’erreur réside-t-elle dans nos rites ?

Dans nos masques, nos ablutions ?

Les consignes sont-elles mal écrites ?

Faut-il plus de distanciation ?

 

Le problème, le vrai, il est ailleurs –

Que dans le prolongement d’une heure

du couvre-feu, que dans le sacrifice,

Tant qu’il reste un artifice.

 

Chacune de nos nombreuses mesures

Ne reste qu’un pauvre leurre

Car aucune de ces postures

N’arrive à changer nos cœurs.

 

Le problème avec beaucoup de scientifiques

Qui sont aujourd’hui si haut en cour

C’est qu’ils préconisent des techniques

Et en oublient … l’amour

 

Ne pas fréquenter ses anciens,

Les confiner en chambre

Les isole du virus, certes, et ça c’est bien,

Mais traite-t-on ainsi ses membres ?

 

L’intention se trahit dans les mots,

La langue est chirurgicale,

On voit bien qu’on a tout faux

Quand on prescrit la distanciation « sociale ».

 

Mais gare à celle ou à celui

Qui seulement pense à soigner son langage

Sans prendre grand soin aussi

De la vie, de l’âme, de la jeunesse et de l’âge.

 

Dès qu’augmente le degré de la peur,

Sont éprouvées nos convictions,

Sont sondées les valeurs

Qui fondent la cohabitation.

 

Dans notre for intérieur

Qu’est-ce qui préside ?

Sauver sa peau ou être solidaires,

Le souci sincère ou la pensée perfide.

 

D’aucuns même prospèrent

Sur le dos d’autrui,

Profitent du malheur

Pour faire plus de profit.

 

Même « l’amour » n’y échappe point,

Et vous le savez bien,

Lorsqu’on fait autant de foin

De la fameuse Saint Valentin.

 

Quand Valentin cherche sa Valentine,

Ça n’a généralement rien de saint,

Il s’agit seulement d’une soirée coquine,

D’une histoire sans lendemain.

 

Et si, mes chers amis, et si,

En cette crise l’occasion était belle,

De nous rendre compte et de faire fi

De notre pauvreté spirituelle ?

 

Ce serait une chouette attitude.

Prendre conscience est le début

D’une grande béatitude

Promise aux pauvres en esprit !

 

Et si, après ce carnaval de pacotille,

Après cette galanterie un peu blême,

Nous aiguisions nos papilles

En faisant carême ?

 

Puisqu’en cette épidémie

On a perdu goût et l’odorat,

Soyons fous, relevons le défi

D’alléger nos plats !

 

Puisque, déjà, on est restreints

Apprenons quels sont nos besoins

Car en restant à jeun,

C’est notre âme qui revient de loin.

 

Jeûner, quelle pratique désuète,

Me direz-vous assurément,

Mais ce n’est pas une simple diète,

Une technique d’amaigrissement.

 

Il s’agit de se rendre à l’évidence

Que ce qu’on croyait essentiel

En en faisant abstinence

Se révèle superficiel.

 

Que qui ne nourrit que le corps,

Souvent néglige l’âme

Qui dans la graisse s’endort

Et devient infame.

 

Et voilà que jeûner réveille le goût

Des autres et de la vie

Ça fortifie ce qui est mou

Et chasse la mesquinerie.

 

Le carême peut ouvrir les yeux,

Sur le printemps qui éclot,

Finit par rendre généreux

L’obnubilé de son égo.

 

Alors se réinvente le partage

Est décuplée la créativité

La liberté est l’apanage

De ceux qui la conjuguent avec la solidarité.

 

Car qui prend l’habitude le dimanche

De ne laisser parler que son cœur

D’oublier le calcul et les effets de manche,

Au quotidien devient meilleur.

 

Il soigne ses relations

Ne se laisse pas guider par la peur

Crée des liens, construit des ponts

Entre frères et sœurs.

 

Et c’est comme ça qu’Esaïe

Dessine un autre monde,

Nous propose un beau pays

A la paix profonde.

 

Où les chemins sont aplanés

Pour entretenir les liens précieux

Où les brèches sont réparées

Pour ne laisser percer que les couleurs des cieux.

 

Pour ce monde, je dis chiche !

Essayons le jeûne,

Plus de calcul ni de triche,

Pour un coup de jeune.

 

La paix promise n’est désuète

Que pour qui est mort.

Moi, je vous la souhaite

Qu’elle vous conduise à bon port !

 

Elle dépasse l’intelligence

Mais rend intelligent !

Aujourd’hui qu’elle ensemence

Nos cœurs souvent si lents !

 

Et si ce discours vous a ému,

Qu’il provoque une réaction en chaîne,

Montrez-le qu’il vous a plu,

En disant Helau et … Amen.

 

Jürgen Grauling 2021

Elections au Conseil Presbytéral jusqu'au 7 février

Elections au Conseil Presbytéral

Je vote

Bonjour à toutes tous,

les élections au Conseil Presbytéral se déroulent jusqu'au 7 février 2021, par vote de correspondance.

Votre vote doit arriver impérativement pour le 6 février dans la boîte aux lettres de la paroisse ou au culte du 31/1 ou vous pouvez encore déposer votre lettre le 7 février à l'occasion des deux cultes (allemand et français).

5 candidats sont à élire pour des mandats de 6 ans, soit la moitié du CP à renouveler. 

Découvrez en pièce jointe les candidats et les modalités de vote :

Les candidats declares2021les-candidats-declares2021.pdf (274.85 Ko)

Bulletinelectionscp2021bulletinelectionscp2021.docx (25.53 Ko)

Heureuse année 2021

Motdordre2021

... et surtout la santé !

A tout nouvel an, sa cérémonie des voeux !

"Bonne année !" "Bonheur et réussite !" etc.

"Bonne santé !" tient toujours une place de choix dans le collier de perles des souhaits qu'on exprime.

Après l'année sous le signe de la pandémie que nous venons de vivre, ce sera encore plus vrai pendant les jours à venir.

Nous nous sommes rendus compte - si on l'avait négligé jusque là - combien la bonne constitution de notre forme physique est précieuse. 

Et non seulement la nôtre : mais celle de notre prochain, également ! Car n'avons-nous pas été confinés et empêchés de vivre pleinement, en raison du risque que faisait courir le Coronavirus sur les plus fragiles ?

Et si nous pouvions l'apprendre pour de bon ! Et si nous pouvions prendre soin du bien-être des autres, pour pouvoir vivre pleinement, autant eux que nous ?

C'est cela, la miséricorde : ouvrir son coeur, sans compter, sans calcul, par pure bienveillance. 

Alors : bonne année, bonne santé - physique et spirituelle ! - à vous toutes et tous !

Jürgen Grauling, pasteur

Conte de Noël

La vieille prophétie qui se raconte sous la fourrure

Joyeux Noël !

Passez une fête de la nativité bénie, toutes et tous.

Si vous voulez revoir la veillée de Noël d'hier soir, c'est possible sous cette adresse (cliquez) : Veillée de Noël Sélestat 24/12 18h

Conte de Noël

Si vous voulez lire le conte de Noël qui été raconté hier soir : c'est à télécharger ici ! Lavieilleprophetiequiseracontesouslafourrurecontenoel2020lavieilleprophetiequiseracontesouslafourrurecontenoel2020.pdf (516.09 Ko)

Contenoel2020

25/12 et 27/12 cultes à 10h15

Noël 25/12 Culte à 10h15 avec Sainte Cène

Dimanche 27/12 culte à 10h15

Retransmission sur Internet : désormais par Facebook live

Nous nous sommes rendus compte que le logiciel utilisé pour retransmettre n'est pas suffisamment performant. La prise de son à l'église est détestable, ce qui ne permet pas de bien suivre le culte, moins encore au téléphone.

Pour Noël, nous changeons donc de formule. Nous essayons de retransmettre les cultes en direct sur Facebook live. L'inconvénient est que tous n'ont pas un compte sur le réseau social et suivre cette retransmission au téléphone est impossible par ce moyen. Mais entre différents maux, il faut choisir.

Rendez-vous si vous le souhaitez sur la page Facebook de la paroisse, guettez la vidéo en direct qui sera lancée.

L'adresse de la page de la paroisse (clic) : Paroisse Protestante de Sélestat - UEPAL | Facebook

Veillée oecuménique de Noël

Pour celles et ceux qui souhaitent tranquillement suivre une veillée chez eux, l'Union des Eglises d'Alsace et de Lorraine (UEPAL) et le diocèse de Strasbourg en ont enregistré une qui a été diffusée sur la télévision TNT qui est désormais disponible sur Internet :

Celebration oecumenique20201224 835x550sur Youtube

Wihnàchte uff elsàssisch

De Pfarr'r vun Graffestàde het a Video mit eme elsàssische Goddesdienscht uffgenomme. Do sin au Junge vun Schlettstàdt drin ze sèhn.

Do, uff YouTube, klicke uffs Bild :

Youtubesouslesplatanes

 

15ème marche de la Lumière

Revoir la 15ème marche de la Lumière, virtuelle cette année !

Marchelumiere2019 (Cliquez sur l'image pour visionner le film)

15ème Marche de la Lumière de Sélestat

Sélestat 16 décembre 2020

Communiqué de presse

Marche de la lumière virtuelle

2020 n’est pas une année comme les autres. La marche de la Lumière n’y fait pas exception et se voit également affectée par la situation sanitaire. Inimaginable de réunir 200 à 300 personnes dans les lieux de culte pour cette rencontre régulière des grandes religions, à l’occasion de la fête de Hanouka juive et du temps de l’Avent chrétien. Inconcevable pour autant de laisser tomber ce rendez-vous de la fraternité qui se passe cette année pour la quinzième fois, depuis 2006.

Qu’à cela ne tienne, juifs, protestants, musulmans et catholiques ont marché les uns vers les autres de manière virtuelle, sous la forme d’un film tourné dans les différents lieux. Ainsi, le rabbin Claude Spingarn relate le sens de la fête de Hanouka qui se déroule du 10 au 18 décembre, le pasteur Jürgen Grauling raconte les origines de la couronne de l’Avent, le président d’Ennajah Lemnouar Allaoui récite la sourate de la Lumière et le curé et vicaire épiscopal Joseph Lachmann présente le sens profond du sapin de Noël. Le film d’une trentaine de minute a vu le jour grâce à l’implication de Hugo Kohler-Rapp sortira en « première » sur les réseaux sociaux, ce mercredi 16 décembre à 18h15, sur la page Facebook de la communauté de paroisses catholique et la chaîne YouTube de la paroisse protestante.*

 

https://youtu.be/hPOv49ZkYH8

https://www.facebook.com/Com2ParCathoSelestat/videos/

 

Communauté Israélite de Sélestat – M. Franck Lévy, président

Paroisse Protestante de Sélestat – M. Jürgen Grauling, pasteur

Association Ennajah – M. Lamnouar Allaoui, président

Communauté de paroisses Saint François et Sainte-Claire – M. Joseph Lachmann, curé et vicaire épiscopal

Choisis la vie

Choisis la vie

(Editorial paroissial du Partage-Présence)

Essorage à 1000 tours

Une vraie traversée du désert ! Qui aurait pu imaginer à la sortie du dernier numéro du Partage-Présence que tout un trimestre d’activités - dont Pâques, des journées enfants-familles, les confirmations, Taizé, un festival - serait purement et simplement barré du calendrier ? Ces trois mois, que nous avions abordés avec insouciance, nous ont fait plongés dans toutes sortes d’émotions : inquiétude, peur, deuil, ennui, impatience, oisiveté, activisme, nouvelles expériences et vieux travers.

Un essorage qui nous laisse quelque peu déboussolés ! D’autant plus que les perspectives ne sont pas évidentes : la menace d’une nouvelle vague d’infections reste réelle, comment imaginer alors de revenir à la vie d’avant ? Et pourtant, la vie continue et il faudra bien inventer une « nouvelle normalité » qui s’adapte d’une situation sanitaire précaire, tant que les chercheurs n’auront pas trouvé un vaccin efficace.

« Masques, gestes barrières et distanciation physique » resteront des vocables qui feront partie de notre quotidien, certainement pendant de longs mois. Bon gré ou mal gré. Avec des impacts réels sur notre vie privée, professionnelle et ecclésiale.

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Terra incognita

Ce qui nous attend est pour une bonne partie un terrain inconnu. Tels des pionniers, nous sommes appelés à l’explorer, oubliant l’expérience acquise hier, ayant pour seule boussole : favoriser l’émergence de la vie !

La situation me rappelle beaucoup celle des Hébreux sur le point d’entrer en terre promise, après un séjour harassant dans le désert. Les responsables décident d’envoyer des éclaireurs qui rapportent des informations contrastées (Nombres 13) : c’est vraiment un pays où coulent le lait et le miel (comparé au désert en tout cas), mais peuplé aussi de gens forts, de « géants » dans le souvenir déformé des éclaireurs, qu’il sera difficile d’affronter.

Éviter le réel ?

La tentation est grande d’éviter la confrontation et de se renfermer sur son existence désertique, en surestimant les risques inconnus du monde de demain et en sous-estimant les risques actuels parce que connus et qu’on croit maîtrisés.

Sécheresse prolongée, tempêtes de sables, scorpions, serpents à l’époque, chômage partiel, isolement, négligence de symptômes chroniques, augmentation de la dette aujourd’hui. Les Hébreux ont tangué, penchant plutôt pour l’abandon du projet d’entrer en Canaan. Plus tard, lorsque les temps étaient mûrs, Moïse les exhorta dans un discours solennel avant l’entrée dans le pays : Vous avez devant vous la liberté de choisir entre la vie et la mort : choisissez la vie ! (Deutéronome 30).

Favoriser l’émergence de la vie

Favoriser la vie : un principe simple, mais un concept si complexe à adopter !

Les apparences sont souvent trompeuses et on a souvent du mal évaluer correctement tous les aspects. La médecine d’urgence nous l’a démontré, récemment, quand elle était devant des choix douloureux. La gestion de crise où les gouvernants doivent prendre des décisions qui impliquent des sacrifices, en est une autre illustration.

Les conditions de la reprise

Au moment où vous tenez ce Partage-Présence entre les mains, nous aurons repris les cultes à l’église. (Sauf revirement.) Ne vous attendez pas au monde d’avant ! Pas tout de suite du moins… Un banc sur deux, deux ou trois par banc, chant avec le masque, pas de poignée de main ni de bise, restriction de nombre etc.

Certains diront peut-être que, dans ce cas, plutôt pas de culte du tout. Et d’ailleurs, nous essayerons de retransmettre le culte par téléphone/internet, si possible. Mais il faut que nous nous rendions compte que si nous tenons à nous retrouver, à prier, chanter et louer ensemble, à croiser le regard de l’autre, à échanger de vive voix, il nous faut passer par là pendant la pandémie.

Ensemble à bonne distance !

Voilà notre mot d’ordre. Si la notion de la bonne distance peut-être variable (par écran ou téléphone interposé, un temps, à 1,50 m derrière un masque maintenant, en s’embrassant dans un futur incertain), l’important n’est-il pas d’entretenir la communion ? Le Servizio Cristiano a inventé la devise, peu avant leur confinement : « A un mètre de distance, on peut faire beaucoup : communauté ! »

A bonne distance, faisons communauté ! Aussi dans nos lieux de culte, à nouveau.

Jürgen Grauling