Nos coeurs te chantent un chant nouveau

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  • Le 09/05/2020
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Intercession pour Cantate confinée

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(c) photo Erwin Mengel (Flickr)

Seigneur,

nos cœurs te chantent un chant nouveau.

Oui, ce sont bien nos cœurs, puisque nos bouches en sont privées pour l’instant.

A moins que nous soyons seuls, sous la douche, alors nous pouvons nous donner… à cœur joie !

 

Seigneur,

nos cœurs te chantent un chant nouveau.

Oui, ce sont bien nos cœurs qui se mettent à l’unisson ou en accord harmonieux, même à distance. Nous découvrons que la communion est possible, à espérer, à guetter l’Esprit de concorde qui prie au-dedans de nous. Pendant ce temps de confinement, nous avons redécouvert la prière, la pensée préoccupée et bienveillante pour l’autre absent, et loin d’être seuls et dans la solitude, nous sommes concentrés et dans la solidarité, chacun-e chez soi, certes, mais pas chacun-e pour soi.

 

Seigneur, nos cœurs te chantent un chant nouveau,

Pendant ce temps de déconfinement prudent à venir, avec les bruits des va-et-vient qui reprennent,

aide-nous à écouter la douce mélodie du souci de l’autre et à la faire chantonner dans nos cœurs et dans nos actes.

 

Toi qui nous entraînes dans la ronde des humains,

nous te confions tous les musiciens de l’Église, organistes, chefs de chœur, choristes, ensembles instrumentaux, cuivres d’église : donne-leur et donne-nous à nouveau la joie de résonner ensemble, parce que la vie n’est pas fait que de raison mais aussi de cœur !

 

Nous te confions toutes les personnes qui animent le monde de la culture, mis à rude épreuve : artistes et comédiens, orchestres et ballets, scénaristes et metteurs en scène, techniciennes et ingénieurs du son, saltimbanques et clowns, tenanciers de bars et chefs cuistots.

 

Ils ne font pas partie ni de la première ni de la deuxième ligne des gens au front de la pandémie, ils sont plus cigales que fourmis. Mais plus dure l’enfermement, plus nous éprouvons la vérité de cette phrase biblique que l’être humain ne vit pas de pain seulement, et que la santé est autant corporelle que spirituelle.

 

Mets en musique notre maturité spirituelle, que nous fassions nos gammes diaconales, nos apprentissages éthiques, nos études de responsabilité, pour consoner demain dans une symphonie nouvelle faite sobriété heureuse et de solidarité engagée. Tout particulièrement, nous te confions nos catéchumènes, les confirmands qui aujourd’hui et ces jours-ci devaient recevoir leur envoi dans la vie croyante. Nous te confions leurs familles ainsi que celles qui attendent de pouvoir baptiser leurs nouveaux-nés.

 

Seigneur, tu nous donnes un aperçu de l’accord des cœurs lorsque nous pouvons nous reconnaître les uns et les autre enfants d’un même Père en disant à l’unisson :

Notre Père qui es aux cieux...


(Jürgen Grauling, 9/5/2020)

 

 
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