Grain de blé tombé en terre

Il y a un an, le ciel nous est tombé sur la tête, et personne ne l’avait vu venir. Un temps, nous pensions que ce Coronavirus ne nous imposait qu’une simple parenthèse. Qu’après ce confinement inédit au printemps 2020, la vie reprendrait son cours habituel.

Las ! Aujourd’hui, nous pressentons qu’il faudra apprendre à vivre avec ce virus et la menace d’une infection possible. Que les gestes barrière, les précautions et certaines restrictions feront durablement et périodiquement partie de notre vie, malgré l’invention de plusieurs vaccins et la connaissance accrue de la maladie.

Personnellement, j’ai vécu cette situation comme un deuil, passant par plusieurs phases décrites par la psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross, notamment une période de colère et puis de résignation. (Kübler-Ross a étudié le deuil de patients confrontés à un diagnostic fatal).

Aujourd’hui, le temps de l’acceptation est venu. L’Eglise de demain ne sera plus tout à fait la même que celle d’hier. Avant, nous avions du mal à l’admettre, la crise du Covid a agi comme un révélateur et comme un accélérateur.

Le grain de blé est tombé en terre et se meurt. Mais ce n’est qu’ainsi qu’il germera et portera du fruit à nouveau. A la bonne heure, donc. Une nouvelle étape s’ouvre au Conseil Presbytéral nouvellement élu (culte d’installation le 7 mars, photo en troisième de couverture), à la paroisse avec le départ du pasteur pendant l’été et au consistoire qui est appelé à collaborer de manière plus étroite.

Je vous souhaite un temps du carême chargé de sens et des fêtes de Pâques qui verront des bénédictions renaître !

 

Jürgen Grauling, mot du pasteur dans le Partage-Présence

Lire le nouveau Partage-Présence :

Pp225 webpp225-web.pdf (3.31 Mo)

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