fêtes

Chemin faisant – avancer pas à pas, mais en confiance

Chemin faisant – avancer pas à pas, mais en confiance

 

Vivre, ce n’est pas « sur-vivre ».

Survivre, entendez-le dans les deux sens : subvenir péniblement à ses besoins, végéter, et puis vivre au-dessus de ses moyens, chercher à atteindre des sommets. L’existence est aussi faite de ces deux éléments, certes ; elle se passe pourtant essentiellement dans l’engagement très concret dans le quotidien. Et c’est tant mieux, ne négligeons pas cet engagement dans les petites choses.

En ces temps de fête, Dieu, ce grand potier, entre en matière, il entre dans la pâte du corps-à-corps avec sa création. Le Christ naît dans la périphérie, grandit dans la normalité, fait son chemin parmi ses contemporains. Ce qui le distingue, c’est son sens aigu pour l’appel bienveillant du Père de tous, adressé à chaque être humain.

Et voilà ces femmes et ces hommes qui prennent confiance … en eux-mêmes … en Dieu. Ils se lèvent. A son contact et devant son regard, ils relèvent les défis qui se dressent devant eux, entrent en matière à leur tour. Chemin faisant, avec enthousiasme, mais sans rêverie.

La confiance – celle qui rend solide et solidaire – est au centre du grand événement de cette fin d’année, l’accueil des pèlerins de la confiance, arrivant pour la Rencontre européenne de Taizé (28/11 – 1/1). Nous comptons sur vous !

 

Que votre Noël soit béni et que 2014 vous donne matière à méditer et à agir en confiance !

 

Votre pasteur, Jürgen Grauling

Parier sur l'espérance

Vous êtes nombreux à « gratter » de temps à autre une de ces nouvelles cartes de jeux. Pourquoi ? Peut-être avec l’espoir secret qu’un jour vous tirerez le gros lot. Pourtant, les chances en sont minimes … au loto, cela représente 1 sur 14 millions, soit 0,000007%.

Dans un fragment de ses Pensées, le philosophe et mathématicien Blaise Pascal (1623-1662) essaie de montrer qu’il y a plus à gagner en pariant sur le fait que Dieu existe, que l’inverse. Lui, le spécialiste des probabilités, devait le savoir, vous ne croyez pas ?

Pascal a peut-être tort, peut-être raison, il met pourtant le doigt sur une constante de notre existence : nous envisageons l’avenir et prenons des décisions (parfois existentielles !) en fonction d’éléments qui sont de l’ordre du « pari », de « l’incertain » ou de la « foi », et non seulement de faits acquis et certains.

Un exemple ? Vous préparez un piquenique pour dimanche prochain. En consultant la météo, vous apprenez qu’il y a un petit risque de pluie. Vous maintenez ce qui était prévu ou vous annulez ?

La chose se corse, quand il s’agit de se lancer dans la vie active, de choisir un partenaire, d’entreprendre un grand changement, d’affronter la maladie ou une période de chômage etc. Selon que vous êtes plutôt anxieux ou optimiste, calculateur ou rêveur, le vécu et le résultat d’un tel moment peut changer du tout au tout.

L’événement de Pâques nous invite à parier résolument sur l’espérance, à oser des gestes de solidarité, à s’engager dans la responsabilité, malgré les vents contraires. Non pas comme une sorte d’optimisme rêveur, mais dans la foi d’une Vie donnée toujours plus forte que la mort.

Paris d’espérance est le mot d’ordre de la grande rencontre « Protestants en fête » à Bercy, fin septembre. Nous l’avons également adopté pour notre fête paroissiale du 2 juin.


Je vous souhaite un beau temps pascal à venir ! Que l’Esprit nous insuffle l’envie de parier sur l’espérance !

Mot du pasteur (Partage-Présence avril 2013)

Fêtes de Paix

Nous avons Protes’temps forts derrière nous. C’était un temps très riche avec beaucoup de rencontres, mais tellement foisonnant que certains ne savaient peut-être plus très bien où donner de la tête. Tout de même, l’accueil du gospel-théâtre, le culte à faire voyager, la table ronde sur l’homosexualité, le cinéma à l’église montrent que la communauté est prête à réfléchir et à ouvrir des débats et des horizons, à cheminer et à s’interroger.

Peut-être aspirez-vous à plus de tranquillité pour les temps qui viennent. Noël approche et c’est la fête de la Paix.

Mais la Paix est à la fois un don de Dieu et une mission qui nous est donnée. N’oublions pas d’être artisans de cette Paix nous-mêmes, à la suite de ce Dieu qui entre dans la fragilité de la pâte humaine à travers l’enfant Jésus. Nous voulons encore nous préoccuper de la Paix dans le monde et à nos portes. A travers la soirée du 3 décembre, nous nous intéresserons à la situation des « chrétiens de l’ombre ». Le 11 décembre, nous nous partons de nouveau à la rencontre du prochain lors de la 7ème marche de la Lumière avec le thème de la « fraternité ».

Comme beaucoup, le Conseil Presbytéral a aussi été appelé à soutenir une famille tchétchène en situation précaire. Par ailleurs, malades et familles en deuil attendent des paroles de réconfort ; et cela met la lumière sur le fait que nous n’avons pas actuellement de véritable équipe de visiteurs …

Le Seigneur vient ! Laissons-le se frayer un chemin vers notre cœur !

Joyeuses fêtes à venir !

Votre pasteur, Jürgen Grauling (message dans le Partage-Présence)