Blaise Pascal

Parier sur l'espérance

Vous êtes nombreux à « gratter » de temps à autre une de ces nouvelles cartes de jeux. Pourquoi ? Peut-être avec l’espoir secret qu’un jour vous tirerez le gros lot. Pourtant, les chances en sont minimes … au loto, cela représente 1 sur 14 millions, soit 0,000007%.

Dans un fragment de ses Pensées, le philosophe et mathématicien Blaise Pascal (1623-1662) essaie de montrer qu’il y a plus à gagner en pariant sur le fait que Dieu existe, que l’inverse. Lui, le spécialiste des probabilités, devait le savoir, vous ne croyez pas ?

Pascal a peut-être tort, peut-être raison, il met pourtant le doigt sur une constante de notre existence : nous envisageons l’avenir et prenons des décisions (parfois existentielles !) en fonction d’éléments qui sont de l’ordre du « pari », de « l’incertain » ou de la « foi », et non seulement de faits acquis et certains.

Un exemple ? Vous préparez un piquenique pour dimanche prochain. En consultant la météo, vous apprenez qu’il y a un petit risque de pluie. Vous maintenez ce qui était prévu ou vous annulez ?

La chose se corse, quand il s’agit de se lancer dans la vie active, de choisir un partenaire, d’entreprendre un grand changement, d’affronter la maladie ou une période de chômage etc. Selon que vous êtes plutôt anxieux ou optimiste, calculateur ou rêveur, le vécu et le résultat d’un tel moment peut changer du tout au tout.

L’événement de Pâques nous invite à parier résolument sur l’espérance, à oser des gestes de solidarité, à s’engager dans la responsabilité, malgré les vents contraires. Non pas comme une sorte d’optimisme rêveur, mais dans la foi d’une Vie donnée toujours plus forte que la mort.

Paris d’espérance est le mot d’ordre de la grande rencontre « Protestants en fête » à Bercy, fin septembre. Nous l’avons également adopté pour notre fête paroissiale du 2 juin.


Je vous souhaite un beau temps pascal à venir ! Que l’Esprit nous insuffle l’envie de parier sur l’espérance !

Mot du pasteur (Partage-Présence avril 2013)