Dieu entre dans la vieille carne de l'humanité

(Calendrier de l'Avent du 16 décembre)

 

... La lumière brille dans l'obscurité, mais l'obscurité ne l'a pas reçu... Et la Parole devint chair et vécut parmi nous, plein de grâce et de vérité. Jean 1. 1-18

 

J'aimerais bien...

J'aimerais bien vous offrir des petits présents bien ficelés, comme dans les calendriers de l'Avent que vous trouvez dans les commerces,

genre petit chocolat qui fond, moëlleux, sur la langue et glisse dans le gosier.

Oui, j'aimerais bien vous offrir ce petit moment plaisir, petit clin d'oeil sympathique et sans conséquence.

Le genre conte de saison avec des sapins blancs et des bonhommes de neige, un gentil grand-père rouge qui crie Ho ho ho.

Nous avons fait de Noël cette fête où nous nous donnons le droit de retomber en enfance, de rêver d'un monde d'innocence où nos rêves restent intactes.

C'est la fête du paradis perdu qui a donc forcément un petit goût de nostalgie.

Je comprends qu'on veuille s'offrir cette parenthèse de fin d'année dans un monde souvent stressant...

Sauf que voilà...

Nous risquons de réduire la Bonne nouvelle de Noël à une fadaise qui ne dupe que les enfants et les niais.

Or, la fête que nous préparons est la fête de l'incarnation, donc tout le contraire du monde douillet et sans aspérités.

Incarnation :

Dieu entre dans la vieille carne de l'humanité et en adopte toutes les douceurs mais aussi toutes les dures misères.

Au milieu de l'obscurité, il fait briller la lumière.

Noël est donc la fête de la complexité.

Elle nous chante l'innoncence ET la fragilité,

nous dépeint une naissance ET un tyran menaçant,

des langes ET des conditions miséreuses,

l'arrivée d'un Sauveur ET les obstacles qui se dressent devant lui,

ces obstacles qui seront vaincues ET le prix fort qu'il faudra payer pour cela.

Noël n'est donc pas la fête de la nostalgie mais celle de l'espérance,

pas celle du paradis perdu mais du "royaume", du monde nouveau à venir,

et pourtant déjà commencé.

Pour finir, tout de même un petit bonbon qui chante la beauté ET la fragilité :

Et incarnatus est, de Mozart interprêté par Natalie Dessay :

 

J. Grauling

Et incarnatus est

 

 

Calendrier de l'Avent électronique - à partager

Axel Imhof et Jürgen Grauling vous offriront un présent, sous forme de méditation, prière, poème, vidéo..., chaque jour jusqu'à Noël pour accompagner ce temps de l'Avent.

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